C’est lundi, que lisez-vous? #8

Après un bon moment de silence, me voici de retour avec un C’est lundi que lisez-vous?
Durant mon absence prolongée, j’ai eu l’occasion de lire quelques livres, dont voici la liste :

  • Ma vie pour la tienne, de Jodi Picoult
  • La reine des lectrices, de Alan Bennett
  • Le Trône de Fer (Tome 1), de G.R.R Martin

      

Après avoir terminé ce premier tome du Trône de fer, j’ai un peu enchaîner directement avec la suite. Je me suis donc accordée un petit temps de réflexion et j’ai commencé Le Monde d’hier, de Stefan Zweig. C’est un tout autre genre, qui s’éloigne un peu du roman, mais j’apprécie cette plongée au cœur de l’Europe de l’avant guerre.

Voilà pour ce qui concerne mes lectures. J’espère que vous vous portez bien, et vous retrouver bientôt avec un nouvel article🙂

L’Ange de Whitechapel – Jennifer Donnelly

Auteur : Jennifer Donnelly

Titre : L’Ange de Whitechapel

Genre : Historique

Edition : Pocket

Pages : 1024

Résumé

Londres, 1900. India Selwyn Jones est une jeune aristocrate fraîchement diplômée de la faculté de médecine. Plutôt que de se marier et d’élever ses enfants, ou d’ouvrir un cabinet dans les beaux quartiers comme le voudrait son milieu, la jeune femme rêve de mettre en place un dispensaire à Whitechapel, l’un des quartiers les plus pauvres et les plus populaires de Londres. A une époque où les femmes médecins sont à peine tolérées, la jeune femme va devoir déployer toute sa volonté pour réaliser ses projets.

Durant son combat, elle rencontrera Sid Malone, le chef de la plus grande association criminelle de Londres. Sous des abords d’individu peu recommandable, il semblerait que le passé de cet homme dissimule plus d’un secret.

Mon avis

Ce roman de plus de 1000 pages est divisé en 3 parties assez peu uniformes. La première partie, la plus intéressante et la plus prenante, se concentre sur India, sur sa lutte pour offrir aux femmes pauvres davantage de soins et de confort, et sur ses difficultés à faire accepter ses choix. Cette première partie nous offre donc un portrait de Londres à l’heure où le féminisme se développe, avec notamment le combat des suffragettes pour accorder le droit de vote aux femmes, et les débuts de la contraception clandestine.

Les deux parties qui suivent m’ont semblé nettement moins captivantes. A partir de la moitié du livre environ, c’est l’histoire d’amour qui prime sur l’Histoire tout court et sur l’individualité des personnages, ce qui est assez décevant comparé au début du roman. Néanmoins, j’ai apprécié l’intrigue criminelle qui complétait l’ensemble. Par certains côtés, l’histoire prend des airs de thriller, ce qui nuance un peu la romance et est plutôt bienvenu.

L’ensemble du roman est bien écrit. Les personnages sont attachants, ce qui fait qu’on se plonge avec plaisir dans l’histoire, et qu’on ne voit pas les pages défiler (heureusement, puisque le livre est quand même un sérieux pavé). Et j’ai particulièrement apprécié la fin qui, malgré qu’elle soit prévisible, est amenée de façon assez poétique.

J’ai donc passé un assez bon moment de lecture. Je conseille ce livre à toutes les lectrices (et lecteurs) qui apprécient les romans historiques teintés de romance.

Week-end à 1000 #2 – Bilan

Comme je le disais dans mon dernier post, le week-end à 1000 se déroulait la semaine dernière. Sans vraiment de surprise je ne suis pas arrivée aux 1000 pages (loin de là même), mais je vais tout de même faire un petit bilan de mon week-end.

Comme d’habitude, le challenge commençait vendredi soir à 19h. Je me suis donc lancée dans la suite de ma lecture du moment, à savoir L’ange de Whitechapel de Jennifer Donnelly. Trois heures et quelques interruptions (pour le repas notamment) plus tard, je m’arrêtais à 124 pages lues.

En me levant samedi matin, j’ai décidé de changer de lecture. J’avais acheté un livre que j’avais déjà lu quand j’étais adolescente : Oh, boy! et j’avais très envie de le relire. En plus, les livres jeunesses se lisent rapidement et conviennent donc très bien à ce genre de challenge. J’ai arrêté ma lecture vers 11h, et j’en étais à environ 240 pages lues. Malheureusement pour mon challenge, je n’ai plus pu lire avant la fin de la soirée, durant laquelle j’ai encore lu 60 pages. J’ai donc terminé mon samedi avec 300 pages lues.

Mon dimanche s’est déroulé plus ou moins de la même manière que mon samedi. J’ai repris la lecture de L’Ange de Whitechapel le matin, mais je n’ai pas pu lire de tout l’après-midi. J’ai repris ma lecture dans la soirée, et je me suis arrêtée à minuit avec un total de 563 pages lues.

Finalement, je n’ai amélioré mon score du dernier challenge que d’une cinquantaine de pages. Mon week-end a été plus chargé que prévu, et je n’ai pas pu accorder autant de temps à la lecture que je l’aurais du pour réussir le challenge.
Malgré tout, j’ai encore une fois passé un très agréable moment de lecture. J’ai pu redécouvrir un roman de mon adolescence qui m’avait beaucoup marquée, et découvrir une nouvelle auteure de romans historique
s. S’il n’est pas parfait, mon bilan de ce week-end à 1000 reste donc néanmoins très positif.

 

Week-end à 1000 #2

On l’attendait depuis un moment déjà, et le voilà enfin qui approche : le prochain week-end à 1000 aura lieu cette semaine. Le principe de ce challenge (qui est, je le rappelle, organisé par Lilibouquine ) est assez simple : il faut lire 1000 pages entre le vendredi 19h00 et le dimanche 00h00.

Je vais donc participer au challenge pour la deuxième fois. Si j’avais trouvé ma première participation très agréable, je n’avais pas du tout réussi le challenge. J’ai donc tiré des leçons de cette première expérience et tenté d’adapter ma PAL à un défi de cette ampleur.

Voici les lectures que j’ai prévues pour ce week-end :

                                    

                                                                  

Le premier fait à lui seul plus de 1000 pages, mais j’ai décidé de prévoir de quoi changer si une lecture ne me convient pas. Je n’ai pas envie de me retrouver bloquée en cas de panne. Je me réserve d’ailleurs le droit de rajouter des choses à cette liste si le besoin s’en fait sentir.

Voilà, je ne suis pas sûre de réussir ce challenge mais j’espère passer un bon week-end rempli de lecture. Rendez-vous après le week-end pour un petit bilan!🙂

La Cathédrale de la mer – Ildefonso Falcones

Bonjour à tous,

je vais vous parler aujourd’hui d’un roman que j’ai lu récemment, et qui m’a fait passer un très agréable moment de lecture. La Cathédrale de la mer est un roman historique qui prend place au cœur de l’Espagne du XIVe siècle, à l’époque de la construction de la Cathédrale de Barcelone mais aussi de l’église Santa Maria del Mar.

Auteur : Ildefonso Falcones

Titre : La Cathédrale de la mer

Genre : historique

Edition : Pocket

Pages : 832

Résumé

Arnau Estanyol n’est qu’un bébé lorsque son père Bernat fuit la terre de son seigneur pour se réfugier à Barcelone. Le serf fugitif espère y acquérir le statut de citoyen libre, et offrir ainsi à son fils un avenir meilleur.
Le jeune garçon grandira à l’ombre du chantier de construction de Santa Marie del Mar, et la grande dame sera le témoin de son destin hors du commun.

Mon avis

Si vous suivez mon blog, vous savez sans doute déjà que j’apprécie beaucoup les romans historiques. Les romans dont l’intrigue se déroule au Moyen-Âge sont de loin mes préférés, et j’avais donc un à priori plutôt positif sur La Cathédrale de la mer.Je dois dire que je n’ai pas été déçue, puisque malgré quelques faiblesses, j’ai retrouvé dans ce roman de la lignée des Piliers de la terre tout ce que j’apprécie dans ce type de lecture.
Malgré une fin un petit peu décevante, le récit foisonne de personnages hauts en couleurs et de mésaventures passionnantes. Si l’on pourrait déplorer le côté un peu manichéen du roman, je dois dire que ça ne m’a pas trop gênée dans ma lecture. Je me suis vraiment attachée à tous ces personnages et j’ai trouvé Arnau, le personnage principal, particulièrement charismatique et touchant. J’ai également apprécié la place accordée à Santa Maria del Mar, qui représente à elle seule un personnage clé du roman. Le destin d’Arnau sera lié de façon inextricable à cette église mythique et à sa construction.
On s’attache d’autant plus facilement aux personnages que la lecture se fait de façon agréable et fluide. Le style est simple mais tout de même efficace, et l’on entre très facilement dans l’histoire.

J’ai également apprécié de retrouver l’Histoire politique et religieuse de l’Espagne en filigrane du récit. Mêler la fiction à l’Histoire véritable apporte toujours une dimension très enrichissante aux romans, et celui-ci ne fait pas exception. J’ai trouvé que l’idée des notes de l’auteur en fin d’ouvrage est excellente, puisqu’elles apportent des précisions sur ce qui est véridique ou non dans le roman et se révèlent donc très instructives.

Vous l’aurez compris, j’ai énormément aimé ce roman. Je le conseille à tous les amateurs de romans historiques, il devrait leur permettre de passer un très agréable moment de lecture.

Au revoir là-haut – Pierre Lemaître

Il y a plusieurs semaines maintenant, j’ai eu l’occasion d’emprunter Au revoir là-haut à la bibliothèque. J’avais beaucoup entendu parler de ce roman, lauréat du Goncourt 2013 ; j’étais donc assez curieuse et impatiente de me faire mon propre avis. Et je dois dire que mon impression après la lecture est assez mitigée.

 

Auteur : Pierre Lemaitre

Titre : Au revoir là-haut

Genre : Contemporain

Edition : Albin-Michel

Pages : 576

Résumé

Paris 1918. Bien que revenus vivants du front, Albert Maillard et Édouard Péricourt n’en sont pas moins victimes de la guerre. Pour la société, les vrais héros sont ceux qui sont morts pour la France, qui ont laissé leur vie dans les tranchées. Ces « gueules cassées » sont, eux, plus embarrassants qu’autre chose puisqu’ils rappellent en permanence le conflit que tous voudraient effacer de leur mémoire.

Marginalisés par une société peu reconnaissante qui préfère détourner les yeux de leur détresse, les deux hommes vont mettre en place une arnaque spectaculaire, digne des plus grands escrocs.

Mon avis

Dès les premières lignes j’ai été emballée par le style de ce roman. Un vocabulaire cru et cynique et une plume acérée nous plongent directement dans une ambiance assez sombre et prometteuse. Optimiste quant à la suite du roman, j’attendais impatiemment que l’histoire se mette en place et que l’intrigue débute réellement. Et je dois avouer que j’ai été assez déçue par la suite du livre.

La double intrigue qui fonde le roman était originale et bien menée, et j’ai été tout de suite prise dans le récit. Malgré ce fort potentiel, j’ai malheureusement trouvé que l’histoire était mal servie par les personnages. Selon moi, ceux-ci manquaient cruellement de profondeur. Si Albert présente volontairement peu d’intérêt et de charme, il me semble que l’auteur a voulu nous montrer un Édouard plus complexe, plus construit. Pour autant, il manque quelque chose à ce personnage pour le rendre réellement proche de nous, et je dois avouer que je me suis finalement désintéressée de son sort. Par ailleurs, j’ai trouvé les personnages secondaires de ce roman bien plus convaincants que les deux personnages principaux, notamment Madeleine et M. Péricourt.

Malgré ces points négatifs, je dois dire que j’ai apprécié le style de l’ensemble. Si certains jeux de mots un peu faciles m’ont dérangée et si j’ai regretté les interpellation du narrateur au lecteur (qui selon moi n’apportent rien au récit, au contraire), ma première impression positive m’a tout de même accompagnée tout au long du roman. Le style fluide et piquant a rendu ma lecture agréable.

En résumé, mon avis sur le Goncourt 2013 est assez mitigé. Si l’histoire et le style de l’auteur m’ont plu, les personnages m’ont quant à eux beaucoup déçue, et je suis un peu restée sur ma faim.

Bilan du mois de juin

Bonjour à tous !

Comme je vous le disais hier, j’ai décidé de reprendre mon blog en main après un petit moment de creux. Et puisque j’ai consacré  la deuxième moitié du mois de juin à la lecture, j’ai pensé que c’était le bon moment pour mettre en place une nouvelle rubrique : le bilan mensuel.

Je commence donc immédiatement avec le récapitulatif de mes lectures du mois de juin, dont les critiques devraient arriver tout bientôt…

 Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître

Prix Goncourt 2013, Au revoir là-haut aborde la première guerre mondiale d’une façon originale et cruelle. Parce qu’on oublie souvent ces soldats qui sont revenus dévastés du front, et qui ont du se reconstruire tant bien que mal dans une société qui aurait préféré les oublier.

Les Dames à la licorne, de René Barjavel et Olenka de Veer

Prenant racine en terre d’Irlande, Les Dames à la licorne nous plonge au cœur des légendes celtiques mais également de l’histoire passionnante de cette île.
Il s’agit en réalité d’une relecture, durant laquelle j’ai davantage remarqué la place accordé à la féminité et à l’amour dans l’histoire

La Cathédrale de la mer, de Ildefonso Faselco
Et pour finir, voici ma dernière lecture pour ce mois de juin. Je dois dire que c’est également celle qui m’a le plus marquée. Ce roman historique prend place dans la Barcelone du XIVe siècle, à l’ombre de Santa Maria del Mar, et nous relate les aventures du jeune Arnau Estanyol, un fils de serf fugitif au destin exceptionnel.
J’ai retrouvé dans cette histoire tous les éléments que j’apprécie dans les romans historiques, et j’ai savouré cette lecture.

Voilà pour mes lectures du mois de juin… J’espère pouvoir lire davantage encore en juillet, et je vous retrouve donc à la fin du mois pour un nouveau bilan!